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L’histoire des courses: le plat comme première inspiration!

La grande histoire des courses par @idrishtp

Chaque semaine, le vendredi à 18h, sortira un épisode d’une saga composée de 4 ou 5 épisodes, suivant les mois, revenant sur la grande histoire des courses et tous ceux qui l’ont écrite.

Cette semaine on revient sur l’histoire des courses en plat.

Ce premier épisode va permettre d’établir les bases en revenant sur l’élément central des courses: le cheval.Le cheval dans son histoire et l’utilisation que l’on en a fait pour développer les courses de plat.

Ainsi on va découvrir comment ce petit être, pas plus grand qu’un renard à la base est devenu un animal si majestueux, fort et puissant capable de galoper a plus de 70km/h, mais aussi en quoi les avancées des Hommes ont permis aux courses de naitre et établir des bases fortes, qui sont aujourd’hui encore d’actualité.

Ainsi, cet être fascinant a dû s’adapter à son environnement et évoluer en fonction de ce dernier afin de lutter pour sa survie. C’est ce qui explique son caractère, des centaines d’années plus tard, son instinct de fuite et son attitude nerveuse lorsqu’il se retrouve dans un environnement qu’il considère hostile. 

Depuis toujours le cheval est un animal grégaire, qui respecte au sein de son groupe des codes précis permettant d’établir les dominants et les dominés, ceux qui jouent un rôle et ceux qui n’en ont pas. Certains sont reconnus par les leurs comme des protecteurs et d’autres sont tenus d’endosser et assumer ce statut. 

A la base le cheval ressemble plus à un renard qu’à la grosse masse que l’on connait aujourd’hui. Il vit dans les forêts, et sa taille lui permet de fuir rapidement pour se cacher d’un possible prédateur. Puis au fil du temps, il va devoir s’adapter. Ainsi lorsque les forêts vont laissé place à de grandes steppes découvertes il se doit d’être plus imposant, plus rapide et capable de faire face à des prédateurs toujours plus rusés et habiles, comme l’Homme. Pour s’alimenter et se mettre a l’abris, il aura besoin désormais de parcourir des distances plus grandes que par le passé. Ainsi il va grandir, grossir et peu a peu se transformer en « cheval » comme on le connait maintenant. 

Le cheval de race « Przewalski » est aujourd’hui celui qui se rapproche le plus du cheval dans son essence.

Cheval de « Przewalski »


Parmi ses principales transformations on va voir apparaitre des sabots à la place des doigts, des membres plus grands et un corps plus allongé.

Destiné, par son dos creux, à tirer des charges plutôt qu’à les porter, à l’inverse de l’âne, qui lui est fait pour porter de par son dos plat, il va être utilisé, au départ, a bon escient. Mais comme nous le savons tous: « d’un âne on n’en fera jamais un cheval de course » .Alors petit à petit le cheval va servir à porter et courir. Il servira aux hommes à transporter les denrées, à aider au champ, à se déplacer, enfin à la vie de tout les jours et sera notamment l’allié indispensable pour la guerre. En somme il sera le premier ami de l’Homme.

C’est au XVIIe siècle que les courses telles que nous les connaissons émergent en Angleterre.Cependant, des gravures et écrits le prouvent, les courses existent à l’antiquité. notamment chez les grecs, avec les JO et les latins avec les courses de chars.


C’est a Thyr, au Liban, berceau du cheval arabe, qu’on y trouve trace de ce qui ressemble au premier « hippodrome »

On retrouve aussi, en France, au VIe siècle, la technique de la ferrure, ce qui peut laisser penser aux premières courses même si cela ne sont que des vagues suppositions.

Toujours est-il qu’à la fin du Xe siècle on retrouve à Morlaas, dans le sud-ouest de la France, à quelques kilomètres de l’hippodrome du Pont-Long, théâtre chaque hiver du meeting de Pau, les premières traces d’organisations de courses hippiques. 

Deux siècles plus tard, l’idée même, l’essence des courses se traduit en Italie par des courses de village que l’on appelle les « Palio » dont le plus ancien et connu, puisqu’aujourd’hui il est encore célébré (Palio de Sienne qui se déroule chaque année a deux reprises le 2 juillet et le 16 aout) sur la Piazza del Campo, a Sienne, une ville de Toscane, non loin de Florence.

L’idée naît d’une course autour d’une place donc, en faisant le tour d’un endroit précis et à dos de cheval avec des couleurs spéciales pour différencier les différents concurrents. Mais ce ne sont que les prémices de ce que l’on connait aujourd’hui.

PALIO DE SIENNE


Il faudra attendre le début du XVIe siècle, en l’an 1512 très exactement, pour assister aux courses avec une organisation digne de ce nom. 

Cela se passe sur la terre des courses, en Angleterre, sous Henri VIII et plus précisément dans les villages de Chester et Stanford. Cela va donner les bases pour la suite. 

On va ainsi, au XVIIe siècle, voir apparaitre sur les plages bretonnes les premières courses françaises à la manière des anglais. Il existe d’ailleurs encore deux hippodromes marins en activité au galop, celui de Saint-Efflam a Plestin-les-Grêves et Plouescat.


Le 25 février 1683 sera organisé la première course internationale sous le regard de Louis XIV a Achères, non loin de Maisons-Laffite. 

La présence du roi sera un fait marquant puisqu’il montrera que le pouvoir s’intéresse à la chose… quand vous pensez qu’aujourd’hui, même lors des réunions des Prix du Président, celui ci ne se déplace même plus aux courses !

Louis XVI sera un visionnaire pour le monde hippique puisque déjà à l’époque il pensera, en 1665, à la création des « Gardes Etalons » qui sera l’ancêtre des Haras Nationaux. 

Il va ainsi permettre d’amener les prémices de ce que l’on qualifie la « sélection ».

Le XVIe et XVIIe siècle auront donc été une période importante pour les courses, qui aura permis des avancées, que ce soit pour la confirmation d’un modèle ou la création d’un, qui, aujourd’hui encore, est utilisé et se révèle d’une grande utilité.

On se retrouve la semaine prochaine !

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